Ingeus, spécialiste de l'emploi et de la ressource humaine dans l'entreprise


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Le temps des diplômes pour de nouveaux signataires du contrat d'autonomie


L'antenne lilloise d'Ingeus, cabinet de placement pour les jeunes au service du plan Espoir banlieue, recevait cette semaine dans ses locaux de la rue du Faubourg-des-Postes des Lillois des quartiers. Tous sortent d'une formation de 240 heures et d'un stage en entreprise. Ils seront agents qualité de sécurité et de prévention et ont reçu leur diplôme d'agent qualité de sécurité et de prévention. Certains sont déjà en CDI, d'autres en cours de négociation.


La mise en place du contrat d'autonomie en 2008 sur le territoire national a été confiée a des opérateurs publics ou privés comme Ingeus France qui déploie ce dispositif dans les départements de l'Essonne, du Val-de-Marne, du Rhône et du Nord.


« Ingeus fait de l'accompagnement personnalisé, décrit Julien Slupianek, conseiller itinérant a l'antenne lilloise d'Ingeus qui accueille des jeunes de l'agglomération Lille-Roubaix-Tourcoing. Ce contrat d'autonomie vise des jeunes de 16 a 25 ans issus des quartiers couverts par le CUCS (contrat urbain de cohésion sociale). Le but est de les aider et de les accompagner a trouver un emploi durable, c'est- a -dire d'une durée de plus de six mois, une formation qualifiante ou a créer leur entreprise »


Ce contrat est avant tout un accompagnement personnalise dans lequel on préfère parler de coach que de conseiller « C'est vraiment du coaching, poursuit le conseiller. Mais entrer dans ce dispositif relevé avant tout d'une démarche volontaire du jeune La durée de l'accompagnement est en moyenne de six mois, elle peut aller jusqu'à douze »


Coaching

Le jeune reçoit une bourse mensuelle de 300€. Il rencontre au moins une fois par semaine son coach, le même durant la durée du contrat. Il participe à des ateliers, bénéficie d'un environnement de travail dans les locaux d'Ingeus avec poste informatique et connexion internet. Il profite aussi du réseau d'entreprises d'Ingeus. Parmi lequel figurent des entreprises de la sécurité des biens et des personnes en quête de personnel qualifié.

« C'est un secteur qui se professionnalise. Cela nous a poussés a proposer a certains des signataires du contrat des formations AQSP (agent qualité de sécurité et de prévention), dispensées par notre partenaire Forces, justifie Julien Slupianek. C'est un titre professionnel de niveau 5 indispensable pour travailler dans ce genre d'entreprise Les jeunes suivis par Ingeus et candidats a la formation sont sélectionnes par Forces Nous sommes a notre 8e promotion AQSP Sur les 102 diplômes, 75 % ont trouve un emploi. » Ce sont les lauréats des 4e et 5e promos qui étaient convies cette semaine à la remise de leurs diplômes.


Le contrat d'autonomie est une mesure limitée a quatre ans. Elle devrait prendre fin avec le troisième trimestre 2011 « 6 000 jeunes auront été accompagnes durant cette durée dans le département.» Julien Slupianek espère une prolongation de la mesure en 2012.


Article publié le 18 juin 2011 par La Voix du Nord



Ingeus : le diplôme en poche !


Mardi après-midi avait lieu une remise de diplômes assez inédite dans les locaux d'Ingeus. Basée à Lille-Sud, la société vient de lancer dans le grand bain de l'emploi une dizaine de jeunes, désireux d'avancer dans la vie. Aperçu.


Depuis cinq mois, Ingeus a mis en place un partenariat avec Forces, groupe de formation et conseil en sécurité. L'objectif : permettre à des jeunes de 16 à 25 ans suivis dans le cadre du Contrat d'autonomie, de se former à un vrai métier. À ce jour, huit sessions de formation ont été conduites. Et ce, pour la certification professionnelle de 102 candidats au retour à l'emploi. La formation proposée comprenait quatre semaines intensives d'apprentissage des codes et savoir-faire de la sécurité et de la prévention et deux semaines de stages intensifs dans une entreprise du secteur.


AQSP ?


Les onze diplômés du jour ont obtenu le titre d'AQSP (agent qualifié de sécurité et de prévention). Parmi eux, deux filles pour neuf garçons.

« Les femmes dans le domaine de la sécurité, représentent 12 à 13 % des effectifs », souligne Gérard Parrimond, directeur gérant du groupe Forces. À l'image de Sarah, 19 ans, tout juste diplômée. « J'ai été recrutée avant même de terminer la formation. » Aujourd'hui, la jeune femme donne entière satisfaction à son employeur, Sylvain Maertens, de la société Seris Security. Celui-ci précise le rôle de sa nouvelle employée : « Sa mission est d'accueillir et guider les visiteurs, faire des rondes, contrôler les accès, ouvrir et fermer les locaux. » Malgré les très bons résultats de placement en entreprise, certains se heurtent encore à des barrières invisibles. Tommy, 23 ans, en fait pour l'instant l'amère expérience. Après une formation d'animateur sportif, et un diplôme de cuisinier, il revint à ses premières envies de travailler dans le domaine de la sécurité. Au vu de sa forte motivation, il n'y a pas de doute que Tommy trouve un vrai job d'ici peu. Le slogan d'Ingeus n'est-il pas « Si vous savez l'imaginer, vous savez le faire » ?


MATHIEU JÉGOU (correspondant local)



Article publié le samedi 11 juin 2011 par Nord Eclair



Placement des cadres chômeurs : la méthode Ingeus détaillée par Bénédicte Guesné (directrice France)


« Nous mettrons en place, dès le mois d'août 2010, un processus d'accompagnement des cadres demandeurs d'emploi en deux phases, sur le mode du 'coaching' », indique Bénédicte Guesné, directrice d'Ingeus France, à qui Pôle emploi a confié la plus grande part du marché de l'accompagnement des cadres au chômage dans le cadre de l'appel d'offres. La société Ingeus, fondée en Australie et installée en France depuis 2005, accompagnera « environ 44 % du potentiel maximum de cadres demandeurs d'emploi prévu par le marché », soit quelque 30 000 cadres, rapporte sa directrice France. C'est la première fois que le reclassement des cadres est délégué par le service public de l'emploi à des OPP (opérateurs privés de placement), l'Apec (Association pour l'emploi des cadres) en ayant jusqu'ici le monopole. Dans une interview à l'AEF, Bénédicte Guesné revient sur la mise en oeuvre opérationnelle de ce marché, ses « spécificités » et la collaboration sur le terrain avec Pôle emploi.


AEF : Quelle est exactement la part du marché « Atouts Cadres » remporté par Ingeus ?


Bénédicte Guesné : Avant tout, il faut préciser qu'Ingeus a remporté ce marché dans le cadre d'un groupement d'opérateurs avec VAR (Valorisation accompagnement et reclassement), une filiale du groupe Randstad. Ce groupement est une forme juridique qui n'a pour durée de vie que la durée du marché. Ingeus et VAR vont accompagner environ 44 % du potentiel maximum de cadres demandeurs d'emploi prévu par le marché. Cela représente un maximum d'environ 30 000 cadres demandeurs d'emploi, sur les 70 000 dont Pôle emploi a prévu de déléguer l'accompagnement. Dans le détail, nous avons remporté cinq lots, sur les seize compris dans l'appel d'offres, répartis sur trois régions : l'Île-de-France, la Bretagne et l'Aquitaine. En Île-de-France, nous accompagnerons les cadres en recherche d'emploi dans cinq départements : la Seine-et-Marne, l'Essonne, la Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne et les Hauts-de-Seine.


AEF : Comment va s'organiser la collaboration avec VAR dans le cadre de ce groupement d'opérateurs ?


Bénédicte Guesné : Nos équipes ont travaillé en commun à l'élaboration de la réponse à l'appel d'offres de Pôle emploi. Nous avons choisi de nous répartir les territoires géographiques d'intervention en ce qui concerne l'accompagnement des cadres demandeurs d'emploi. VAR et Ingeus se partagent à peu près la moitié des bénéficiaires concernés. Sur un plan opérationnel, le groupement simplifie beaucoup de choses : nous mutualisons un certain nombre de ressources, de moyens humains et matériels, et de savoir-faire avec VAR. La filiale de Randstad dispose d'un appui et d'une expertise dans le domaine des ressources humaines, des relations avec les entreprises, de la collecte d'offres d'emploi, etc. Nous sommes, quant à nous, des spécialistes de l'accompagnement renforcé et de l'insertion professionnelle des publics éloignés de l'emploi. Ingeus profitera du maillage important de VAR sur les régions Bretagne et Aquitaine, sur lesquelles nous n'avons pas pour l'instant développé de prestations de services. À l'inverse, notre partenaire bénéficiera de l'expérience d'Ingeus en Île-de-France.


AEF : Le cahier des charges du marché prévoit des « prestations de services d'insertion professionnelle » pour les cadres demandeurs d'emploi. Quel dispositif proposeront Ingeus et VAR ?


Bénédicte Guesné : Nous mettrons en place, dès le mois d'août, un processus d'accompagnement en deux phases, sur le mode du « coaching ». La première, d'une durée d'un à deux mois, est une phase exploratoire, visant à verrouiller le projet professionnel du candidat et à définir ses priorités. Ce sera une phase très outillée, avec des outils utilisés pour réaliser des bilans de compétences, des tests d'aptitude, de personnalité, des grilles d'analyse et des entretiens semi-directifs avec le conseiller pour travailler avec le cadre demandeur d'emploi sur son parcours personnel, professionnel, ses expériences, les motifs de rupture, etc. La deuxième phase, qui dure entre sept et huit mois, consistera en une mise en oeuvre de la campagne « proactive » de recherche d'emploi. Le candidat s'appropriera dans un premier temps les techniques de recherche d'emploi dans un cercle « confortable », pour confronter son projet à la réalité du marché auprès de son réseau professionnel et personnel, avant de lancer plus largement ses candidatures. Il bénéficiera dans ce cadre de la puissance du réseau Randstad. Nous avons construit une prestation adaptée aux particularités du public cadre.


AEF : Quelles sont justement, ces spécificités ?


Bénédicte Guesné : À la différence d'autres secteurs, l'essentiel du marché de l'emploi des cadres est publié et accessible. Il est à 80-90 % (selon Courrier Cadres) transparent et visible, et figure sur les grands sites internet de Pôle emploi, de l'Apec, de « Cadremploi »… Il s'agit donc d'avoir les bons critères d'analyse du marché pour présenter une candidature appropriée. Par ailleurs, le public cadre n'est pas homogène : on peut avoir des candidats seniors qui ont travaillé toute leur vie dans la même entreprise et qui ne sont pas familiers des méthodes de recherche d'emploi, des jeunes diplômés qui ont peu travaillé, des cadres chômeurs de longue durée en perte totale de confiance, des cadres techniques aux compétences très spécifiques… Être cadre signifie avoir un statut dans l'entreprise mais ne correspond pas forcément à des fonctions d'encadrement… Dans le cadre du marché, nous aurons à accompagner en majorité trois catégories de cadres demandeurs d'emploi : les demandeurs d'emploi de longue durée, inscrits à Pôle emploi en catégorie A depuis plus de douze mois, les cadres seniors de plus de 50 ans, et les cadres exerçant une activité professionnelle réduite. Ces derniers sont souvent restés en contact avec le monde de l'entreprise en ayant le statut d'auto-entrepreneur ou via le portage salarial, mais ont des trajectoires discontinues.


AEF : L'accompagnement peut-il déboucher sur la prescription d'une formation du  demandeur d'emploi ?


Bénédicte Guesné : Oui, mais cela ne sera pas considéré comme une sortie positive. On peut par exemple envisager de prescrire une formation courte de remise à niveau à un cadre n'ayant eu qu'une seule expérience professionnelle chez un même employeur, pour favoriser le transfert de ses compétences.


Interview publiée le 21 juillet 2010 sur le site AEF.





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